My MSD
Animal Health

Sélectionnez vos espèces (min. 1)

La dermatite allergique aux piqures de puces - Chat

La dermatite allergique aux piqures de puces (DAPP) est l’allergie la plus fréquente chez les chats. Dans notre région, les problèmes sont perçus principalement en été et à la mi-saison, mais si la contamination de l’environnement est importante ou si l’animal est très allergique, la maladie provoque des symptômes pendant toute l’année.

Lorsque les puces prennent un repas sanguin, elles injectent un peu de salive dans l’hôte afin de prévenir la coagulation du sang lors de l’aspiration. Cette salive contient des composants qui peuvent déclencher diverses formes d’hypersensibilité. Les chats qui développent une hypersensibilité contre (un de) ces composants obtiennent des démangeaisons sévères, et ils réagissent en grattant et mordant vigoureusement leurs poils. Ces chats n’ont, par conséquent, généralement pas beaucoup de puces, ce qui complique le diagnostic.

Faire le diagnostic consiste à démontrer la présence de puces sur les chats et d’effectuer un test intradermique, dans lequel un allergène et une solution de vérification sont injectés. En outre, on pourrait réaliser une sérologie afin de détecter certains antigènes de salive.

La lutte contre la dermatite allergique aux puces exige un traitement rigoureux et étendu, à la fois chez l’animal, et dans le milieu de vie du chat. En parallèle, les corticostéroïdes peuvent temporairement être administrés aux chats afin de soulager les symptômes.

Cause et prévalence

La dermatite allergique aux puces est causée par la salive de puces. Elle est plus fréquente en été et en automne. Mais ses symptômes sont visibles toute l’année dans le cas où le milieu de vie du chat est contaminé ou si le chat est très allergique. Cette maladie est plutôt commune, elle est la cause la plus fréquente d’allergie chez le chat à côté des allergies alimentaires et l’allergie atopique.

Symptômes

Les symptômes dépendent de facteurs variés, dont les plus importants sont la fréquence de contacts du chat avec les puces et la mesure dans laquelle l’animal est allergique. Dans la plupart des cas, les chats affectés développent une dermatite prurigineuse. On observe également :

  • Une agitation - souvent le chat se gratte, se lèche et mort ses poils. Cela rend le pelage moins dense et les poils sont souvent cassés
  • Des taches chauves, érythème, (rougeur due à la vasodilatation), hyperkératose, hyperpigmentation et l’encroûtement de la peau peuvent se développer secondairement à la démangeaison dans la phase chronique de la maladie
  • Des hot spots, caractérisés par des taches rouges et humides qui sont sensibles à l’inflammation (voir figure 1)
  • Le développement des infections bactériennes secondaires et fongiques

Hot spot au niveau du cou

Figure 1: Chat avec un hot spot au niveau du cou.

Un chat peut présenter différents types de réaction suite à l’allergie aux puces :

  • La dermatite miliaire (voir figure 2) : dans ce cas, l’animal a des petites papules, souvent dans le bas du dos, les cuisses ou généralisé. Parfois, il ne s’agit qu’une région spécifique, comme les oreilles ou les pattes. Les diagnostics différentiels de cette image clinique sont l’allergie atopique, les allergies alimentaires, dermatophytose, cheylétiellose et folliculite bactérienne.
  • L’alopécie symétrique : ces animaux perdent leurs poils sur l’arrière du dos, le flanc, l’abdomen, les pattes antérieures, la tête et le cou. D’autres causes possibles sont l’atopie, les allergies alimentaires, le demodex gatoi et l’alopécie psychogène.
  • Erosions à la hauteur du visage et du cou (voir figure 3) : cela peut être dû à une dermatite allergique aux puces, mais pourrait aussi être de l’allergie alimentaire.

Le complexe granulome éosinophilique : cela se traduit par un ulcère à la hauteur des lèvres. Les diagnostics différentiels sont des granulomes bactériens, des granulomes fongiques, des réactions de piqûres d’insectes et le carcinome spinocellulaire.

Papules sur l'abdomen

Figure 2: Des papules sur l’abdomen d’un chat allergique aux piqûres de puces.

Erosions au niveau du haut du dos

Figure 3: Chat avec des érosions au niveau du haut du dos et les oreilles

Diagnostic

Le diagnostic de la dermatite allergique aux puces est souvent ardu, car il est difficile de trouver des puces sur un animal affecté.

En outre, le test intradermique et la sérologie ont l’inconvénient qu’un résultat positif indique en effet que l’animal a été exposé aux antigènes aux puces, mais ne donne aucune information sur le moment où l’exposition s’est faite. Les lésions peuvent, en d’autres mots, encore être causées par une autre condition.

Historique

  • Est généralement vue en fin d’été, parfois à la mi-saison

Signes cliniques

  • Il est important de démontrer la présence de puces ou d’excréments de puces. Cependant, les animaux qui sont très allergiques sont souvent (presque) dépourvus de puces puisqu’ils grattent et mordent fortement leurs poils. L’utilisation d’un peigne à puces pourrait donc être utile.
  • Des démangeaisons et des lésions sont généralement vues sur le dos.

Test intradermique

  • Un test intradermique est utile pour renforcer un diagnostic suspecté d’allergie aux puces.
  • D’abord, un allergène et une solution de vérification sont injectés. En cas d’hypersensibilité de type 1, un gonflement de la peau apparaît rapidement au lieu de l’injection. Après 24 heures, il faut vérifier les signes d’une hypersensibilité retardée (dans ce cas, c’est possible de voir une rougeur au lieu d’un gonflement).
  • Un résultat positif signifie que le chat est effectivement allergique à l’allergène injecté, mais ne dit rien sur le moment de l’exposition. Il est donc possible que les symptômes du chat soient causés par une autre cause.

Sérologie

  • La détection des IgE contre certains antigènes de salive est un diagnostic complémentaire.

Exclusion d’autres pathologies

  • La dermatite atopique
  • La dermatite allergique alimentaire
  • Dermatophytose
  • Cheylétiellose
  • Demodex gatoi
  • Folliculite bactérienne
  • Alopécie psychogène

Traitement et prévention

Un contrôle des puces strict et complet et le seul moyen de répondre à la DAPP chez le chat. Cela implique un traitement de l’animal, de tous les animaux « en contact » et du milieu de vie du chat. Pour renforcer le processus de traitement aux puces, les agents antiprurigineux (corticostéroïdes) peuvent temporairement être administrés au chat afin de soulager les symptômes.

Il n’est pas facile de se débarrasser des puces. Cliquez ici pour obtenir de plus amples renseignements sur ce sujet.

Etant donné que le contrôle des puces est généralement un travail à long terme, il est parfois nécessaire de traiter votre chat, en parallèle, avec des corticostéroïdes. Ces produits suppriment la réponse immunitaire et par conséquent, les symptômes d’allergie disparaissent. Il est important de déterminer la plus petite dose thérapeutique possible afin de limiter les effets secondaires.

Il semble que les traitements anti sensibilisation n’aident pas en cas de DAPP.